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Les Républicains

Primaire à droite: élu aux régionales, Xavier Bertrand renonce à sa candidature

Le nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie avait été le premier à se déclarer à la primaire, pour laquelle sont candidats Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou encore François Fillon en vue de la présidentielle de 2017.

Xavier Bertrand (Les Républicains), élu dimanche président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a annoncé lundi sur France 2 qu'il ne serait finalement pas candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de 2017. Xavier Bertrand a également confirmé qu'il quittait ses fonctions de député de l'Aisne et de maire de Saint-Quentin.

Il avait été le premier à se déclarer à la primaire, pour laquelle sont candidats Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou encore François Fillon, en septembre 2012 en vue de la présidentielle de 2017 qui occupe les esprits ce lundi. "Cette campagne que j'ai menée pendant presque une année, où j'ai rencontré la colère des gens, le sentiment d'abandon (...) la misère, je l'ai prise comme un coup de poing en pleine figure. Et ça a changé à jamais ma façon de faire de la politique", a réaffirmé Xavier Bertrand.

"Ces trente dernières années, la classe politique a failli"

Selon lui, "ça oblige à se remettre en question. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me consacrer pleinement à la région. Je ne me sens pas légitime pour participer à cette primaire parce que j'ai été ministre et j'ai entendu le message pendant toute cette campagne: 'vous avez été ministre, qu'est-ce que vous avez fait?'", a-t-il dit.

"Ces trente dernières années, la classe politique a failli. Il y a bien une faillite collective. J'ai fait partie de cette classe politique. Aujourd'hui, je demande à être jugé sur ce que je vais faire à la tête de la région en m'occupant des gens et en m'y consacrant à 100%".

"Regardez le spectacle de ma famille politique"

"Je vais être à la tête avec plus de devoirs que de droits d'une région de plus de six millions d'habitants, qui a un passé industriel formidable et qui a un avenir industriel. Je veux montrer qu'on peut faire reculer le chômage, améliorer la vie quotidienne, le transport, la garde d'enfants, améliorer la sécurité, donner de l'espoir aux enfants. Si je réussis à faire mes preuves, les gens se diront que je mérite peut être mieux que l'image des politiciens parisiens", a-t-il également affirmé.

"Regardez le spectacle de ma famille politique, où la seule réponse apportée à cela, c'est l'organigramme des Républicains ou la date de la primaire. Mais mon Dieu! Qu'ils se réveillent ou alors on va vers une catastrophe politique", a-t-il dit en écho aux passes d'armes lors du bureau politique du jour qui a vu Nicolas Sarkozy s'écharper avec Nathalie Kosciusko-Morizet.

S.A. avec AFP