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La génération Y au travail : les jeunes Français redoublent d'efforts

Les moins de 30 ans sont de plus en plus intéressés par le statut d’indépendant

Les moins de 30 ans sont de plus en plus intéressés par le statut d’indépendant - GettyImages

Une étude de l’URSSAF, publiée le 31 juillet 2023, indique que les moins de 30 ans sont de plus en plus présents sur le marché du travail. Une augmentation qui s’explique par la hausse des travailleurs freelance et des micro-entrepreneurs. Des statuts cependant précaires, là où le portage salarial encadre mieux l’activité d’indépendant. Explications.

Le monde du travail se transforme. L’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) a récemment démontré, dans une étude sur l’insertion professionnelle des moins de 30 ans, que ces derniers comptent de plus en plus de travailleurs. Cette catégorie d’actifs est cependant de plus en plus tournée vers l’activité indépendante, qui offre une certaine autonomie.

Les moins de 30 ans délaissent l’entreprise au profit de la micro-entreprise

À l’heure où la crise sanitaire a refaçonné la manière de concevoir le travail et où le télétravail est devenu la norme, les actifs de moins de 30 ans s’intéressent davantage au statut d’indépendant : freelance ou micro-entrepreneur. L’URSSAF a révélé que 27,9 % des nouveaux indépendants classiques immatriculés en 2021 avaient moins de la trentaine, et qu’ils étaient 39,1 % parmi les nouveaux micro-entrepreneurs. Fin 2021, ils représentaient ainsi au total respectivement 6 % et 20 % de ces catégories de travailleurs. Pour rappel, ce qui différencie les deux statuts, c’est qu’un indépendant classique propose un service, une expertise à une entreprise, avec laquelle il est en contrat de prestation, tandis qu’un micro-entrepreneur travaille à son compte.

Malheureusement, l’autonomie recherchée dans le freelance et le micro-entreprenariat n’est pas sans inconvénient : elle est souvent synonyme de précarisation. Ce type d’activités n’offre pas une stabilité de revenus, le montant de la paie mensuelle pouvant varier de façon importante selon les missions acceptées, leurs durées et leurs tarifications. Par ailleurs, ces statuts professionnels sont faiblement encadrés sur la protection sociale, notamment en cas de perte subie d’activité, ou sur la cotisation à la retraite par exemple.

Le portage salarial, une alternative sérieuse pour les jeunes actifs indépendants

Alors que l’URSSAF démontre “une présence croissante et significative des jeunes dans l’activité économique du pays”, pour garder une activité indépendante tout en gagnant en sérénité et en stabilité, le portage salarial se présente comme une solution idéale. Le travailleur indépendant possède, dans ce cas, le statut de salarié porté, puisqu’il signe un contrat en CDD ou en CDI avec une société de portage, qui lui offre un cadre tout en lui permettant de conserver une certaine liberté.

Le salarié porté reste ainsi maître sur les choix de ses missions, de ses clients et de ses tarifs. Il se concentre sur son activité et évite les contraintes administratives liées au statut d’indépendant ; en effet, c’est l’entreprise de portage qui s’occupe de ces démarches. En adéquation avec l’évolution du monde du travail, le portage salarial attire de plus en plus de travailleurs indépendants qui entrent, de plus, dans une communauté de consultants. Un réseau qui intéresse de nombreuses entreprises dans un contexte marqué par la pénurie de talents.

En signant un contrat avec l’entreprise de portage, le salarié porté bénéficie par ailleurs de la sécurité de l’emploi et des avantages sociaux (affiliation au régime général de la Sécurité sociale, souscription à la mutuelle de l’entreprise, cotisation pour la retraite, etc.), de la même façon qu’un salarié “classique”. Le salarié porté a également accès à la formation professionnelle, ce qui lui permet de rester compétent et attractif sur un marché du travail tendu.

Enfin, le revenu mensuel d’un salarié porté est généralement plus élevé que celui d’un travailleur freelance ou d’un micro-entrepreneur, sachant qu’il a droit à une rémunération mensuelle minimale. Un salaire obligatoire qui correspond à 70 % du plafond de la Sécurité sociale (2 399,60 euros bruts) pour un salarié porté junior, 75 % (2 571 euros bruts) pour un salarié porté senior et 85 % (2 913,80 euros bruts) pour un salarié porté qui choisirait un forfait-jour. Des moyens d’assurer la pérennisation de l’activité indépendante et de répondre aux problématiques et aux attentes actuelles en matière d’emploi.

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec ITG. La rédaction de BFMTV n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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