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Débat télévisé du PS: les candidats affichent leurs divergences sur la Nupes et l'alliance avec LFI

Le logo du Parti Socialiste

Le logo du Parti Socialiste - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Alors que le Parti socialiste élira son prochain premier secrétaire les 12 et 19 janvier prochains, les trois candidats ont montré leurs nombreux désaccords en direct à la télévision.

"Est-ce qu'on peut sortir de cette névrose obsessionnelle sur Jean-Luc Mélenchon?": les trois candidats au poste de premier secrétaire du PS, Olivier Faure, Hélène Geoffroy et Nicolas Mayer-Rossignol, ont affiché leurs divergences sur la Nupes et l'alliance avec LFI, lors d'un débat sur franceinfo vendredi.

Les premier et deuxième tours du vote des militants socialistes pour désigner leur nouveau chef auront lieu les 12 et 19 janvier, avant un Congrès fin janvier à Marseille.

"Je ne suis pas le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon", "c'est pas le congrès de LFI ici", a recadré à plusieurs reprises le Premier secrétaire sortant, Olivier Faure, fervent défenseur de l'alliance Nupes, énervé d'être considéré par ses concurrents comme soumis aux Insoumis.

Il a notamment pris la mouche quand sa rivale Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin, a assuré que Jean-Luc Mélenchon avait "théorisé l'apport des voix de l'extrême droite pour renverser le gouvernement" à l'Assemblée, sous-entendant que les députés socialistes avaient un temps laissé faire.

"Tu ne peux pas dire ce que tu dis là. Laisser penser que les socialistes aient pu se compromettre avec l'extrême droite", a répondu vertement Olivier Faure, se disant "agressé" et "en colère".

Un spectacle "affligeant"

Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol a jugé ce spectacle "affligeant", estimant que "si on veut rassembler la gauche, on devrait déjà penser à se rassembler entre socialistes".

"On a le droit de se confronter", a répondu Olivier Faure, qui lui a demandé de ne pas "donner de leçon" au prétexte qu'il serait "dans le 'en même temps'".

Hélène Geoffroy a répété qu'elle suspendrait la participation du PS à la Nupes si elle gagnait le Congrès.

"Nous sommes par essence un parti démocratique. Ce n'est pas le cas de LFI", a-t-elle dit, estimant qu'il fallait "reposer la question de l'union de la gauche".

Pour Nicolas Mayer-Rossignol, la Nupes "est un cadre utile à l'Assemblée nationale pour que les groupes se parlent. Mais est-ce que ça suffit pour gagner, non", a-t-il estimé, plaidant pour "des Etats généraux de la transformation sociale et écologique".

"J'ai rien compris", a rétorqué Olivier Faure. "Je ne sais pas s'il est pour ou s'il est contre la Nupes. (...) Comment peut-on annoncer des Etats généraux de la gauche et refuser d'être dans le cadre dans lequel elle se parle ?", s'est-il interrogé, affirmant souhaiter une candidature commune en 2027.

T.P. avec AFP