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Politique

Défilé africain et interview présidentielle pour le 14-Juillet

François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le chef de l'Etat se pliera cette année encore à la tradition, instaurée en 1978, de l'interview télévisée du 14-Juillet, qu'il donnera cette fois à l'Elysée, contrairement à ses promesses

François Hollande et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le chef de l'Etat se pliera cette année encore à la tradition, instaurée en 1978, de l'interview télévisée du 14-Juillet, qu'il donnera cette fois à l'Elysée, contrairement à ses promesses - -

par Elizabeth Pineau PARIS (Reuters) - François Hollande se pliera cette année encore à la tradition, instaurée en 1978, de l'interview télévisée du...

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande se pliera cette année encore à la tradition, instaurée en 1978, de l'interview télévisée du 14-Juillet, qu'il donnera cette fois à l'Elysée, contrairement à ses promesses de campagne électorale.

Le président français avait promis d'éviter de s'enfermer dans son palais pour répondre aux journalistes et c'est dans les salons de l'Hôtel de la Marine, place de la Concorde, qu'il était intervenu le 14 juillet 2012.

Cette année, après avoir présidé un défilé militaire placé sous le signe de l'Afrique, il répondra pendant 30 minutes aux questions de Claire Chazal, de TF1, et Laurent Delahousse, de France 2, à 13h00 pour un tour d'actualité sur des sujets aussi divers que l'Egypte, l'Europe, le retour en politique de Nicolas Sarkozy ou la réforme des retraites.

Evoquant "le climat actuel sur le front économique et social", son entourage dit "totalement assumer" le choix d'une expression "depuis la maison des Français, au coeur du pouvoir" d'un président "animé d'un volontarisme sans faille".

"L'expression du président de la République le 14 juillet est devenue une sorte de tradition républicaine. C'est un rendez-vous attendu par les Français, un moment symbolique de la vie démocratique en France depuis 1978", rappelle un conseiller.

"L'Elysée c'est l'endroit où le président travaille, prend les décisions, réfléchit, agit. C'est le lieu de la présidence, identifié comme tel".

L'an dernier, plus de neuf millions de personnes avaient suivi l'entretien présidentiel le jour de la Fête nationale, contre à peine trois millions lors de sa dernière intervention, le 16 juin dernier, dans l'émission de M6 "Capital".

"PAS DE COLÈRE"

Au pouvoir depuis mai 2012, le chef de l'Etat socialiste doit composer avec un climat économique et social difficile et une popularité faible, parfois inférieure à 25% de satisfaits.

Dimanche, François Hollande "livrera son éclairage sur le sens de ses 14 mois de présidence et sur la rentrée", dit un conseiller, décrivant un président "qui tient son cap, qui se bat contre le chômage, priorité numéro un des Français".

"Les Français sont collectivement déprimés mais il n'y a pas de colère dirigée contre le président", veut-il croire.

Le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées sera placé dimanche sous le signe de l'Afrique, six mois après le début de l'intervention armée de la France au Mali.

Un symbole fort à deux semaines de l'élection présidentielle du 28 juillet dans le pays d'Afrique de l'Ouest menacé par les rebelles islamistes, où les troupes onusiennes viennent de prendre le relais de la force de maintien de la paix africaine pour consolider les efforts de stabilisation.

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, sera présent à Paris, tout comme le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, ainsi que le président croate, Ivo Josipovic, dont le pays est devenu le 1er juillet le 28e membre de l'Union européenne.

François Hollande est ensuite annoncé à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), où sont organisées les Fêtes de la mer qui devraient être l'occasion de bains de foule dont le chef de l'Etat reste friand.

Edité par Yves Clarisse