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Yémen: au moins 26 morts après des explosions à l'aéroport d'Aden

Une épaisse fumée s'est formée après les explosions à l'aéroport d'Aden au Yémen le 30 décembre 2020.

Une épaisse fumée s'est formée après les explosions à l'aéroport d'Aden au Yémen le 30 décembre 2020. - Saleh Al-Obeidi

Les explosions sont survenues lors de l'arrivée d'un avion transportant le nouveau gouvernement d'union.

Au moins vingt-six personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées dans des explosions qui ont frappé mercredi l'aéroport d'Aden lorsqu'un avion transportant le nouveau gouvernement d'union est arrivé dans la capitale provisoire du Yémen en guerre, selon une source médicale.

Cette source a fait état d'"au moins 26 personnes mortes" dans l'attaque selon un dernier bilan, alors que plus de 50 autres personnes ont été blessées.

Des hauts responsables présents lors des explosions

Des bruits d'explosions et de coups de feu ont retenti avant qu'une épaisse fumée noire ne jaillisse d'un bâtiment de l'aéroport tandis que des débris étaient projetés alentours, suscitant la panique parmi les personnes présentes, selon les images diffusées par la chaîne de télévision saoudienne Al-Hadath.

"Nous allons bien", a tweeté le nouveau ministre des Affaires étrangères Ahmed ben Moubarak.

Le porte-parole du gouvernement, Rajeh Badi, a appelé à une "enquête internationale sur cet acte criminel" pour déterminer les responsables. Des civils, des vigiles et des responsables locaux figurent parmi les victimes mais tous les membres du gouvernement "vont bien", a-t-il indiqué.

Dans un pays pauvre dévasté par les conflits, le nouveau gouvernement yéménite d'union rassemblant des ministres pro-pouvoir et des séparatistes du Sud a été formé le 18 décembre sous l'égide de l'Arabie saoudite.

Ces deux camps qui se disputaient le pouvoir dans le Sud restent en principe alliés depuis six ans contre les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et qui se sont emparés d'une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa.

L'exécutif accuse les Houthis

Le ministre de l'Information Mouammar al-Iryani a accusé sur Twitter les rebelles Houthis d'avoir mené cette "attaque terroriste". Le Premier ministre Maïn Saïd a également évoqué un "acte terroriste lâche", sans accuser nommément les Houthis. "Cela ne fera qu'augmenter notre détermination à remplir notre devoir", a-t-il tweeté.

Les rebelles Houthis, mais aussi les groupes jihadistes Al-Qaïda et Etat islamique, ont par le passé mené des attaques visant le gouvernement yéménite et ses partisans.

L'émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths, a condamné un "acte de violence inacceptable" qui a "tué et blessé plusieurs civils innocents". Cela est "un rappel tragique de l'importance de remettre d'urgence le Yémen sur la voie de la paix", a-t-il souligné sur Twitter.

Pour Michael Aron, l'ambassadeur britannique au Yémen, il s'agit d'"une tentative méprisable de provoquer un carnage, le chaos et la souffrance alors que les Yéménites avaient choisi d'aller de l'avant ensemble".

H.G. avec AFP