BFMTV
International

Une lettre de Beethoven resurgit de l'oubli en Allemagne

Une lettre de six pages de Ludwig van Beethoven se plaignant de sa maladie et du manque d'argent a ressurgi de l'oubli à la faveur d'un legs à un institut allemand. /Photo prise le 30 décembre 2011/REUTERS/Mathias Broesicke/Dematon Lübeck

Une lettre de six pages de Ludwig van Beethoven se plaignant de sa maladie et du manque d'argent a ressurgi de l'oubli à la faveur d'un legs à un institut allemand. /Photo prise le 30 décembre 2011/REUTERS/Mathias Broesicke/Dematon Lübeck - -

BERLIN (Reuters) - Une lettre de six pages de Ludwig van Beethoven se plaignant de sa maladie et du manque d'argent a ressurgi de l'oubli à la...

BERLIN (Reuters) - Une lettre de six pages de Ludwig van Beethoven se plaignant de sa maladie et du manque d'argent a ressurgi de l'oubli à la faveur d'un legs à un institut allemand.

La lettre - une rareté dans la mesure où Beethoven écrivait peu de missives - porte la signature et le sceau du compositeur, a précisé l'institut Brahms de Lübeck, dans le nord de l'Allemagne.

Dans ses lignes, Beethoven demande au harpiste et compositeur Franz Anton Stockhausen de l'aider à trouver acquéreur pour sa "Missa solemnis", qu'il acheva en 1823.

Le plus frappant, dans ce courrier, concerne les détails de sa vie privée, ses inquiétudes pécuniaires, ses problèmes de vue.

Beethoven, qui avait 53 ans lorsqu'il rédigea cette lettre, y évoque ses problèmes financiers, l'éducation coûteuse de son neveu et le soutien dont celui-ci aura besoin quand le compositeur se sera éteint.

"Ce legs est d'une valeur historique exceptionnelle, un coup de chance pour l'institut Brahms. La lettre de Beethoven est évaluée à plus de 100.000 euros", a expliqué le directeur de l'institut, Wolfgang Sandberger.

Beethoven est mort en 1827, quatre ans après avoir écrit cette lettre, et repose à Vienne, en Autriche. Elle a abouti entre les mains d'une professeure de musique, Renate Wirth, l'une des descendantes du destinataire, qui l'a confiée à l'institut Brahms.

L'écriture de Beethoven, inclinée vers la droite, n'est guère appliquée, et les corrections sont légion.

"Beethoven n'était pas un compositeur qui avait une belle écriture. Il écrivait comme cela lui venait, raturait, ses pensées changeaient et il continuait ainsi, telle est en tout cas l'impression que donne la lettre", a expliqué à Reuters Stefan Weymar, musicologue attaché à l'institut Brahms.

Madeline Chambers; Eric Faye pour le service français