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Le président de la Banque mondiale, David Malpass, annonce sa démission

David Malpass, président de la Banque mondiale, à New York, le 19 septembre 2022.

David Malpass, président de la Banque mondiale, à New York, le 19 septembre 2022. - Riccardo Savi / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Treizième président de la Banque mondiale, David Malpass, 66 ans, avait été nommé pour cinq ans en avril 2019, sur proposition de Donald Trump.

Le président de la Banque mondiale, David Malpass, a annoncé ce mercredi qu'il quitterait son poste d'ici le 30 juin, avec un an d'avance, en pleine réforme de l'institution, pressée d'en faire plus sur la question climatique.

Le groupe "est fondamentalement solide, financièrement viable et bien placé pour accroître son impact sur le développement face aux crises mondiales urgentes", a-t-il déclaré dans un communiqué, y voyant "une opportunité pour une transition de direction en douceur".

Les raisons de la démission de Malpass, prévue d'ici le 30 juin, soit près d'un an avant la fin de son mandat, n'ont pas été précisées. Il a, dans une note envoyée aux équipes de la Banque mondiale, évoqué "de nouveaux défis".

Accusé d'être climatosceptique

Il s'était récemment trouvé sous le feu des critiques, accusé par l'ancien vice-président américain, Al Gore, d'être climatosceptique et de n'avoir pas su renforcer le financement de projets climatiques dans les pays en développement.

Lors d'une table ronde organisée par le New York Times le lendemain, David Malpass avait refusé à trois reprises de dire s'il reconnaissait le rôle des énergies fossiles dans le réchauffement climatique.

"Je ne suis pas scientifique", avait-il fini par déclarer, pressé par le public.

Or, de nombreux pays membres de la Banque mondiale poussent pour que l'institution soit moteur en matière, notamment, de changement climatique. Les organisations environnementales ont d'ailleurs salué son départ.

"Je remercie David Malpass pour ses services en tant que président de la Banque mondiale et pour son engagement à assurer une transition en douceur", a déclaré dans un communiqué la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen.

Pour son successeur cependant, la ministre a appelé de ses voeux un "processus de nomination transparent, fondé sur le mérite et rapide".

En 2019, en effet, la candidature de David Malpass avait été proposée par Donald Trump, alors président, et dont il occupait un poste à responsabilités au sein de l'administration. Il avait pourtant, deux ans plus tôt, qualifié publiquement les institutions internationales de dépensières, "pas très efficaces" et "souvent corrompues dans leurs pratiques de prêts".

A.G avec AFP