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Les noms de domaine régionaux .paris et .bzh séduisent de plus en plus

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En France, le .paris est l'extension la plus populaire selon l'Afnic, avec près de 21.000 noms de domaines. Du côté de la Bretagne, le .bzh. rencontre un beau succès. Beaucoup d'entreprises et d'administrations ont décidé de l'adopter.

Un marqueur régional. Plutôt que de choisir les classiques .fr ou .com, de plus en plus d'entreprises et entités choisissent une extension de nom de domaine en .paris ou .bzh, explique mardi l'agence qui tient le registre des extensions (Afnic), se félicitant d'un "engouement récent".

"Les extensions .paris, .bzh, .corsica et .alsace rassemblent près de 35.000 entreprises, associations et institutions françaises", indique dans un communiqué l'association française pour le nommage Internet en coopération. Elles permettent notamment "d'afficher un ancrage régional en termes de présence en ligne".

.paris, le grand gagnant en France 

Dans ce total, .paris se taille la part du lion avec près de 21.000 noms de domaine, devant le .bzh, avec 9.000 noms. Suivent le .alsace (2.100), et le .corsica (1.400). Les deux derniers ont été lancés en 2015, un an après les deux premiers.

Paris reste tout de même loin de .london (66.000) ou .nyc (68.000), note toutefois l'Afnic. "Mais on a un taux de renouvellement très bon à Paris, alors que sur des villes avec des volumes de 60 ou 70.000 noms de domaine, on observe un turnover assez important", nuance le directeur général de l'Afnic Pierre Bonis à l'AFP. 

"Paris est en croissance en ce moment, et on ne perd pas de stock. Cela montre qu'il y a à moyen terme quelque chose de solide, qui fait plus sens qu'une stratégie de volume très forte", explique Pierre Bonis.

Créer de nouvelles extensions à l'échelle mondiale 

Parmi les acteurs se tournant vers ces extensions se trouvent "une très forte majorité d'entreprises, derrière lesquelles vous allez avoir les administrations", poursuit Pierre Bonis. "En Bretagne par exemple, beaucoup de communes sont passées en .bzh". À noter que l'ICANN, l'autorité basée en Californie chargée de la régulation des noms de domaine à l'échelle planétaire, devait ouvrir la possibilité de candidater à la création de nouvelles extensions "à l'horizon 2020/21".

Pauline Dumonteil avec AFP